Le nombril des radioamateurs

Quitte à montrer un nombril, autant qu’il soit joli !

Oui, on va parler du nombril, cette petite partie du corps que tout « humain » arbore fièrement ou dans la plus totale inconscience car elle fait partie de nous… Tout cela au second degré.

Souvent, je me demande qu’est ce que je fais dans le milieu radioamateur tellement je me sens décalé.

En effet, quand on regarde de plus près, les grandes catégories de radioamateurs ne sont pas si nombreuses.

Il y a les DXers. Leur passion : faire du contact, causer dans la sucette, aligner les QSLs, brandir les beaux diplômes pour affirmer auprès de leurs pairs, qu’ils sont bons. (De vrais radioamateurs :p ) Avec un coup de carte bleue magique, ils acquièrent leur matériel du micro à l’antenne pour la grande majorité… Relisez pour trouver la raison !

Il y a les Constructeurs. Constructeurs au sens large : ils construisent leur activité (concevoir son propre matériel, sa propre antenne…) Ces personnes ont l’impression de se trouver dans une catégorie supérieure, mais pour la plupart, ces constructeurs ne sont souvent que des reproducteurs et on se demande pourquoi !

Il y a ensuite les visionnaires. Ces visionnaires sont capables d’imaginer et de concevoir des activités avant de les mettre en pratique. Véritables Mac Gyver de l’ingénierie technique et sociale,  ils sont capables de se projeter en avant pour innover et proposer de nouvelles activités individuelles et collectives. Mais encore une fois, quel est l’objectif ?

Enfin, il y a les parasites. Les parasites sont par définition des organismes qui, pour pouvoir exister, vivre, ont besoin des autres organismes auprès desquels, souvent, ils s’accrochent… Souvent incapables ou maladroits dans leurs initiatives, ils cherchent à se raccrocher pour faire ce qu’ils n’ont pas été capables d’initier ou creer. Ils ont une tendance fâcheuse à s’approprier les idées ou le boulot des autres… Cherchez donc encore la raison !

Et le point commun ? Devinez. Nous, les radioamateurs, nous retrouvons tous plus ou moins dans ces catégories. Mais, où est la dedans notre phrase fétiche  « Si tous les gars du monde » ? Est ce que l’individualisme qui gangrène la société française a aussi eu raison de cela au point que chacun œuvre dans son coin pour son propre nombril ? Mais pourquoi faisons nous tout cela ?

J’entends encore les présidents de clubs se plaindre « votre club est une auberge espagnole, on y trouve ce que vous amenez… » Bien sur, mais est ce que la porte de l’auberge est ouverte en dehors d’amener son obole annuelle ? Sommes nous invités à venir dans l’auberge pour mettre en pratique ce qui est notre doctrine ou bien sommes nous dans un réseau social dépassé ou café et gâteaux secs ont pris la place de ce vif esprit de découverte, d’expérimentation, de plaisir collectif, de confiance et de respect réciproque…

Le radioclub doit être le lieu ou chacun abandonne son nombril, vient avec plaisir pour partager un moment, accepter que les autres amis n’ont pas les mêmes activités, mais ont envie de faire quelque chose ensemble,

Et à partir de là, qu’est ce que l’on peut faire ensemble pour les autres, pour la communauté plutôt que de regarder  » son nombril… »

Et quand on est pas dans cette philosophie… les clubs… les associations… Et les visiteurs qui passent se disent… Et les radioamateurs passent pour… Je vous laisse compléter les phrases. C’est tellement d’actualité à tous les niveaux !

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